Tu es passionné d’art contemporain, de street art, de photographie et d’audiovisuel ? Ou peut-être tu es un instagrammer à la recherche d’un lieu qui sort de l´ordinaire pour tes nouvelles publications? Dans les deux cas, le spot idéal c´est le Moco Museum de Barcelone !
Entre des tableaux ultra célèbres de Banksy, Andy Warhol, Basquiat, Yayoi Kusama, Takashi Murakami, des photos de LaChapelle et des sculptures de Dalí et de Kaws, chaque recoin de ce musée attire l´œil et vous offrira une bonne dose de culture et d´esthétisme.
Où acheter les billets
Commençons par les informations les plus importantes : les billets pour le musée !
Pour éviter de faire la queue à la billetterie, nous vous conseillons d’acheter votre billet en ligne. Le billet inclut un audioguide qui s’ouvre sur votre téléphone via un code QR que vous trouverez à l’entrée du musée. N’oubliez pas d’apporter vos écouteurs ou votre casque !
Si vous avez l’intention de visiter d’autres musées, attention : le Moco Museum est inclus dans la Barcelona Card (ainsi que le musée Picasso, le musée Banksy et les transports illimités. Cela peut donc être une excellente option à considérer ! Plus d´infos sur la Barcelona Card.
Prix du Moco Museum
Voyons maintenant les tarifs des billets individuels :
| Musée Moco | Prix |
| Adultes | 19,95€ |
| Étudiant | 16,95€ |
| jeune (7-17 ans) | 16,95€ |
| Enfants | gratuit |
Les étudiants doivent être munis d’un badge ou d’une carte universitaire.
Le Moco Museum est accessible aux personnes à mobilité réduite. Pour accéder à l’étage supérieur, il suffit de demander à utiliser l’ascenseur prévu à cet effet.
Horaires du musée
Le musée est ouvert 365 jours par an, 7 jours sur 7 — vous n’avez donc vraiment aucune excuse pour ne pas le visiter ! Voici tous les horaires :
| Moco Museum | Horaires |
|---|---|
| Du lundi au jeudi | 10:00 – 19:00 |
| Du vendredi au samedi | 10:00 – 20:00 |
| Dimanche | 10:00 – 19:00 |
Informations sur le Moco : emplacement, entrée et curiosités
Le Moco Museum (MOCO est l’acronyme de MOderne et COntemporain) de Barcelone, petit frère du musée d’Amsterdam, est un musée indépendant né de la profonde passion pour l’art du couple de collectionneurs Kim et Lionel Logshies.
Leur objectif était de rapprocher l’art d’un public très jeune, en stimulant l’imagination et en défiant les règles du monde dans lequel nous vivons. Et vu l’énorme succès du musée (plus de 2 millions de visiteurs venus de 120 pays dès la première année d’ouverture), on peut affirmer sans hésiter qu’ils ont réussi à 100 % !
Le siège du Moco Museum : l’emblématique Palais Cervelló
Une autre clé de son succès est sans aucun doute son emplacement : le musée se situe au cœur du quartier du Born, juste à côté du Musée Picasso, à l’intérieur du Palais Cervelló, un magnifique bâtiment du XVe siècle qui fut la résidence de familles nobles.
Ici, l’architecture ancienne du palais et l’art moderne se combinent parfaitement. L’esprit somptueux du bâtiment a été préservé, tout en l’adaptant aux exigences d’un espace d’exposition moderne.
Le résultat de la restauration est en soi un concept artistique : un corps gothique catalan (avec de grandes arcades semi-circulaires, des plafonds en bois, des balcons en surplomb, une cour intégrée au parcours d’exposition) accueille l’art le plus vivant et contemporain du moment, comme si le contenant et le contenu mettaient en évidence la ligne du temps qui relie l’art à travers les siècles.
Sur la façade extérieure comme à l’intérieur du bâtiment, on conserve des éléments structurels et décoratifs de différentes époques ; prêtez attention à chaque détail avant de vous plonger complètement dans l’univers excentrique du musée !
Avoir transformé le Palais Cervelló en un lieu dédié à l’art et accessible au public, après avoir été un espace réservé à une élite, représente parfaitement la philosophie d’inclusivité du musée.
L’entrée du musée : Bienvenue au Moco !
En franchissant le seuil du Palais Cervelló, on découvre une immense sculpture de Kaws intitulée « Final Days », sculptée en afromosia, un bois africain historique auquel on attribue une énergie spirituelle.
Il s’agit de l’une des dernières créations de l’artiste et de l’une des plus grandes : elle pèse 10 tonnes et mesure 6 mètres de haut ! Un hybride entre un Schtroumpf, Mickey Mouse et Companion, le personnage le plus célèbre de l’artiste (exposé au premier étage du musée), bien que la façon dont il semble s’approcher du visiteur les bras ouverts rappelle le Frankenstein de 1931 — ou plus probablement, veut nous dire : Bienvenue !

À l’entrée, juste en face de la billetterie, une autre surprise nous attend : « Rubik James Bond Girl » de l’artiste français Invader, l’une des stars internationales du street art.
Il s’agit d’un ingénieux panneau en trois parties composé de Rubik’s Cubes. Le « Rubikcubisme », style inventé par l’artiste parisien, est proche de l’Op Art : pour voir l’œuvre, il faut prendre du recul. De près, l’image n’est qu’un amas de cubes et de couleurs ; c’est en s’éloignant que le sujet apparaît — plus on recule, plus il devient clair !
Le positionnement de cette œuvre dès l’entrée est une véritable déclaration d’intention du musée : elle annonce le type d’art que l’on trouve à l’intérieur et l’atmosphère de surprise créée par les 41 œuvres exposées sur le parcours des visiteurs.
Œuvres et artistes
La collection Modern Masters : Damien Hirst, Basquiat, Dalí, Yayoi Kusama et Andy Warhol
« Un vrai artiste n’est pas celui qui s’inspire, mais celui qui inspire les autres. » – Salvador Dalí
La petite mais extraordinaire collection d’œuvres du Moco de Barcelone est divisée en plusieurs sections, réparties sur deux étages. L’exposition permanente du rez-de-chaussée s’appelle Moco Masters : ce sont les maîtres modernes, les grands noms, les icônes de l’art moderne.

Dès l’entrée, dans une urne en verre, on découvre « The Immaculate Heart – Sacred » de Damien Hirst, contenant le cœur d’un taureau plongé dans le formol, avec des ailes de colombe et transpercé par un poignard, représentant le contraste entre la vie et la mort.
Dans sa quête du sens de la vie, Hirst réunit les thèmes de la mort, de l’art, de la science et de la religion. L’œuvre relie ces thèmes et souligne l’importance croissante de la science comme outil pour répondre aux grandes inconnues de la vie. Une œuvre hypnotique, qui faisait partie de la collection personnelle de George Michael !
On trouve également un Basquiat, « Untitled, Portrait of Steven Lack », exemple de son intérêt renouvelé pour l’anatomie après avoir subi un accident.
À ses côtés, la sculpture en bronze de Salvador Dalí « Woman Aflame » (Femme en flammes), avec ses traditionnels tiroirs secrets, attire immédiatement l’attention. Cette sculpture monumentale et mystérieuse reflète la beauté, les secrets cachés et le désir. L’artiste croyait que la véritable beauté de la femme résidait dans son mystère.

Il y a aussi — et surtout — Yayoi Kusama, l’iconique artiste japonaise de 90 ans au carré rouge flamboyant, qui voit le monde entièrement couvert de pois, également présents dans son tableau exposé au Moco Museum : « Night Of Stars ».
Impossible de ne pas évoquer le roi du Pop Art Andy Warhol et les silhouettes emblématiques de Keith Haring, un art intemporel car il ne révèle aucun genre, race, religion ou orientation sexuelle : tout le monde est égal. L’art de Keith Haring s’adresse encore aujourd’hui à un monde fashion et street, créatif, spontané et tendre.
La collection Contemporary Masters : David LaChapelle, Hayden Kays, Takashi Murakami, Nick Thomm, Yago Hortal
Dans cette partie de la précieuse collection du Moco, on retrouve des icônes et des talents émergents de l’art contemporain, qui nous inspirent à remettre le monde en question et à espérer un avenir meilleur.

David LaChapelle et son œuvre religieuse sans vocation provocatrice, « Jesus is my homeboy » : une Cène revisitée dans une version contemporaine. Hayden Kays a quant à lui réalisé spécialement pour cette galerie « Fact », un texte à méditer, écrit en caractères de machine à écrire sur fond rose — la couleur institutionnelle du musée. Nous ne vous spoilons pas le texte : il faut aller le lire sur place !
Takashi Murakami expose son exotique « Pink River », aux influences japonaises et occidentales. Dans l’angle en bas à droite, Nick Thomm présente « Metamorphosis 21 », aux couleurs psychédéliques et à l’effet hypnotique, tandis que le Barcelonais Yago Hortal, avec son « SP123 », peint des vagues géantes et dévastatrices à grands coups de pinceau, inspirées de l’expressionnisme abstrait.

Le Moco Museum adopte un modèle inclusif, avec des spectacles et des expositions accessibles qui éclairent, inspirent et touchent directement le cœur.
Œuvres et artistes au premier étage : Kaws, Irma de Vries, Banksy, Guillermo Lorca
Dans la seconde partie du musée, au premier étage du palais, après avoir traversé un couloir avec l’installation « Endless Parade » de l’artiste numérique The Fantômes, on entre dans une salle entièrement dédiée à Kaws, l’un des grands protagonistes du Moco Museum.

La première œuvre que l’on découvre est le célèbre canapé avec les Snoopy aux yeux en X, signature de Kaws, dont Kylie Jenner (et tout Instagram) est tombée amoureuse. « Man’s Best Friend » est le fruit d’une collaboration géniale avec le Studio Campana et s’inspire du respect japonais pour l’artisanat pur.
Avec cette œuvre, Brian Donnelly — vrai nom de Kaws et ancien illustrateur chez Disney — poursuit sa mission : rendre son art (sous toutes ses formes) ludique et accessible à tous. « Companion » est son personnage le plus célèbre, une sorte de Mickey Mouse à tête de crâne avec les inconfondables yeux en X (le double X signe toutes ses œuvres). Tellement célèbre qu’en 2013, il a remplacé le trophée « Moon Man » lors des MTV Music Awards.
Il est merveilleux d’entrer dans la salle dédiée au talentueux artiste chilien Guillermo Lorca, présent au Moco avec l’exposition « Esplendor de la Noche ». Il s’agit de six peintures à l’huile qui mêlent hyperréalisme et fantaisie, beauté et touches de brutalité et de sang.

Lorca utilise un mélange de magie et de réalisme pour créer de grandes peintures représentant des scènes oniriques et surréalistes, établissant un équilibre de pouvoir et de compétition entre la nature et l’humanité. L’exposition renferme et exprime la beauté, le luxe, l’horreur et la paranoïa, le romantisme et la magie.
Lorca célèbre les multiples possibilités offertes aujourd’hui par la technologie, même si son travail reste fondé sur des techniques traditionnelles de peinture à l’huile et de pinceaux.
Mais si le visiteur contemple l’œuvre à travers un téléphone ou une tablette, après avoir téléchargé l’application Moco Play, la peinture prend vie. Il s’agit d’un nouvel outil de réalité augmentée proposant une expérience immersive, actuellement appliqué à deux des six grandes œuvres de Lorca. L’artiste chilien a choisi celles qui se prêtent le mieux à créer une sensation enveloppante, afin de toucher différentes fibres sensibles des visiteurs.
Pour offrir cette expérience, le musée a fait appel au Studio Irma, de l’artiste Irma de Vries, présente au Moco Museum avec sa spectaculaire œuvre immersive d’art numérique « Diamond Matrix ». Cette installation incroyable composée de centaines de diamants illuminés nous rappelle que nous faisons partie d’un tout plus vaste et que nous avons plus de similitudes que de différences. La vie est désordonnée et difficile, mais elle nous rend plus forts. Célèbre ton éclat indestructible !
Le musée présente également une sélection d’œuvres de Banksy, l’un des artistes les plus influents de notre époque. Son exposition « Laugh Now » comprend des icônes telles que « Girl with Balloon », la fille au ballon, dans une version picturale émotive. Dans « Home Sweet Home », une inscription inquiétante contraste avec un paysage paisible pour transmettre l’illusion du « chez-soi rassurant ». Banksy est l’exemple vivant que l’art peut changer le monde.

À noter également un espace dédié aux NFT (Tokens non fongibles), misant sur un art digital unique et 100 % crypté.
Vous êtes désormais totalement prêts à vivre cette expérience qui changera à jamais votre façon de voir et de vivre l’art !
Comment se rendre au musée
Le Moco Barcelone se situe Carrer de Montcada 25, dans le quartier du Born. Vous pouvez facilement vous y rendre en métro ou en bus. La station de métro la plus proche est Jaume I (ligne L4 jaune). Les bus H14, V13 et 51 s’arrêtent à Pla del Palau, à quelques pas du musée.
Où manger près du musée
El Xampanyet
Bar convivial proposant des tapas traditionnelles, du cava et du vin, dans une ambiance vivante et informelle. Il faut parfois faire un peu la queue, mais ça en vaut la peine.
Euskal Etxea
La plus ancienne société gastronomique basque de Barcelone, avec 40 ans d’histoire. Prenez une assiette, choisissez vos pinchos et accompagnez-les du vin basque typique Txakoli.
Bar Bodega Flassaders
Ce bar à tapas simple et typique est spécialisé dans les tortillas et le vermouth, avec des tables sur l’une des places les plus ensoleillées du Born. Prix économiques.
Can Cisa / Bar Brutal
Sanctuaire des vins naturels de la ville créé par les frères Colombo. Vins délicieux, nourriture délicieuse, ambiance délicieuse. Une expérience à part entière. Prix moyens à élevés.
Pâtisserie Hoffman
Élue meilleure pâtisserie de Catalogne, à ne surtout pas manquer !
Les environs du Moco Museum
Avant et après la visite, dans les alentours du Moco Museum, vous n’aurez que l’embarras du choix.
Le musée est situé au cœur du quartier du Born, absolument incontournable. Dans ce quartier, les attractions sont nombreuses : l’immanquable Palau de la Música Catalana, le Musée Picasso, le Marché du Born, le Musée du Chocolat et l’église Santa Maria del Mar.
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